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Salle Pleyel, Paris, France  [ photos ]
 

La belle acoustique de la nouvelle Salle Pleyel

by Renaud Machart / Le Monde (September 15, 2006)

On respire - de soulagement et d'aise. Soulagement d'entendre, dans les conditions du concert, comment sonne l'acoustique de cette nouvelle Salle Pleyel (car il ne s'agit pas d'une réfection mais d'une construction nouvelle au sein de la coque originelle du bâtiment - Le Monde du 12 septembre) ; aise que procure une disposition des sièges plus favorable au confort physique (on ne risque plus la fracture des rotules par un mouvement de recul intempestif du voisin de devant).

On l'avait senti dès la première visite du bâtiment, vide, il y a quelques jours : la nouvelle Salle Pleyel ne déborde pas de réverbération sonore, contrairement à tant d'auditoriums modernes qui fournissent un son "Technicolor" et enveloppé, flatteur mais qui a pour défaut de noyer les détails, de "ronfler" et d'empêcher les divers pupitres de l'orchestre de s'entendre correctement. Celui de Pleyel n'est pas sec, il est plutôt mat. Mais, alors qu'il n'offre guère de résonance, au lieu de faire du surplace, il circule naturellement.

Œuvre propice aux inaugurations, la Deuxième symphonie, dite "Résurrection", de Gustav Mahler, semble avoir été faite sur mesure pour l'examen critique d'une acoustique : elle va des pianissimos de cordes les plus ténus aux tutti tonitruants, avec choeur, grand orchestre et orgue. On y entend le choeur a cappella, deux solistes vocaux, des interventions chambristes en manière de concertino néo-baroque. En un mot : toutes les configurations envisageables - à l'exception de celle du concerto romantique. Le son du choeur, placé sur les gradins qui font face au chef et au public (en l'absence de formation chorale, ils accueilleront des auditeurs), est présent, fourni et chaleureux ; les deux solistes vocaux, placés au premier rang de ces gradins, sonnent comme s'ils se trouvaient au-devant de la scène. Le son global a de la présence, mais, en dépit de la configuration "ramassée" de la salle, il n'est jamais agressif, frontal.

UN ÉCRIN PRESQUE INTIME
Cette acoustique ne cachera pas les défauts des formations qui y joueront ; les violons devront, sans l'aide "cosmétique" d'une bouée de sauvetage sonore, créer par eux-mêmes le sourire, la lumière et la caresse des aigus suspendus pianissimo. Mais on peut parier que les formations orchestrales plus réduites et les instruments anciens y seront chez eux tout autant, et l'on devine que les récitals de chant y trouveront un écrin presque intime. La riche saison de la Salle Pleyel permettra de vérifier toutes ces intuitions.

Les connaisseurs, à l'issue du concert, s'accordaient pour dire qu'on avait entendu, mercredi 13 septembre, de nombreux détails de cette symphonie qu'on ne perçoit d'ordinaire qu'au disque. Ce compliment, relayé auprès de Russell Johnson et de Tateo Nakajima, du célèbre cabinet d'acousticiens Artec, qui a réalisé ce beau travail, semblait les combler. Que demander de plus, en effet, qu'une parfaite lisibilité des plans sonores, des détails, des nuances ? Il est certain qu'on entend mieux cette symphonie à la Salle Pleyel qu'au Concertgebouw d'Amsterdam, haut lieu de la tradition mahlérienne, mais salle très résonnante.

On aura aussi constaté que, après quatre saisons au calamiteux Théâtre Mogador, l'orchestre de Paris n'a rien perdu de sa substance, de son grain. Cordes en forme, bois merveilleux, cors impeccables, pupitre de cuivres graves (trombones et tuba) époustouflant de justesse (qui devrait donner au choeur, décevant depuis trente ans, des leçons d'intonation - il est temps, vraiment, de le réformer en profondeur, en dépit de ses progrès récents).

Au pupitre, Christoph Eschenbach dirige dans des tempos souvent très lents, mais le plus gênant n'est pas tant la lenteur que la difficulté qu'il semble avoir à maintenir la tension et la tonicité du "moteur" de cette symphonie. Le directeur musical de l'Orchestre de Paris dirige merveilleusement tant d'autres répertoires qu'on se fiche un peu que l'inspiration n'ait peut-être pas été au rendez-vous en cette soirée inaugurale. L'essentiel est bien qu'on ait à nouveau envie de retourner au concert écouter l'Orchestre de Paris.

 

 
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